Le règne de Louis XV

La religion sous le règne de Louis XV

Le clergé s'oppose au jansénisme qui refuse de se soumettre à la bulle Unigenitus. Certains évêques ordonnent à leurs prêtres de refuser les derniers sacrements à tous ceux suspectés de jansénisme. Ceux-ci protestent avec l'appui du peuple et du Parlement. Des agitations continues se présentent, jusqu'à ce que le Parlement est exilé. Après, une négociation avec les deux forces en présence a lieu. Cependant, quand le parlement rentre à Paris, il reprennent leurs attaques. Le roi doit donc négocier avec le pape Benoît XIV, qui rédige une encyclique. Ce document continue de condamner les jansénistes et interdit de refuser les sacrements, sauf à ceux qui s'opposent de façon déclarée à la bulle. En 1757 se réalise un accord entre le roi et les parlementaires grâce à l'influence de Mme de Pompadour.

Les parlementaires sont gallicans (catholiques sans influence du pape) et se montrent adversaires des Jésuites qui sont ultramontains. Le Parlement profite d'un procès contre un jésuite pour examiner les Constitutions de la Compagnie et les déclarer contraires aux lois du royaume. Il décide que la Compagnie doit être dissoute en France et que les jésuites qui restent doivent se soumettre aux évêques. Il impose alors la suppression de la Compagnie de Jésus au roi, qui cède après deux années de résistance. Les autres souverains de la dynaste des Bourbons (Espagne, Parme, Deux-Siciles) suivent son exemple et puis ils se mettent d'accord avec Louis XV pour exiger du pape la suppression de la Compagnie dans tout le monde catholique. Cette Compagnie ne se reconstitue qu'au début du XIXe siècle.


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