Le règne de Louis XV

L'économie sous le règne de Louis XV

Le régent, qui doit faire face à la crise économique, accepte les proposition de l'écossais John Law, créateur d'un nouveau système fondé sur les principes : "Un pays est d'autant plus riche qu'il fait plus de commerce" et "Le commerce dépend de l'abondance de la monnaie et de la rapidité de sa circulation". L'État se fait donc banquier et commence à émettre des billets qui sont plus faciles à faire que les pièces et qu'on peut échanger contre de l'or ou de l'argent. Le système donne de bons résultats et le roi permet à Law de créer la Compagnie d'Occident, puis Compagnie des Indes, qui contrôle tout le commerce colonial français. Law réunit alors la Banque à la Compagnie et tout le monde achète des actions qui ne rapportent presque pas de bénéfices. La confiance des gens disparaît et elles se mettent à vendre leurs actions. En plus, on perd confiance dans les billets et on exige le remboursement en or et en argent. Comme la valeur des billets surpasse la valeur de ce qu'il y a la banque, celle-ci fait faillite et Law s'enfuit.

Fleury évite les guerres pour diminuer les frais et favoriser l'enrichissement du pays. Avec Orry (contrôleur général des finances), il s'inspire des principes de Colbert. Ils augmentent le prix du bail des fermier généraux et le don gratuit du clergé, ils rétablissent le dixième et exigent des courtisans le paiement de leur capitation. Avec cette stricte politique d'économie, ils réussissent à équilibrer le budget en 1739. On fixa en 1738 la valeur de la livre, et la monnaie reste stable jusqu'en 1790. Orry crée de nouvelles manufactures, mais surtout il fait construire des routes qui favorisent le commerce intérieur. Le commerce maritime quadruple de valeur entre 1716 et 1743. La population de la France passe d'environ 19 millions d'habitants en 1715 à 23 millions en 1750.

Le successeur d'Orry, Machault (contrôleur de 1745 à 1754), se rend compte que le seul remède aux difficultés financières est l'égalité devant l'impôt. Il crée un nouvel impôt, le vingtième, qui se lève sur tous les revenus des propriétés, charges et offices en égalité, c'est-à-dire que le clergé et les pays d'État doivent le payer. D'autre part, il publie l'édit sur les biens de mainmorte pour limiter les propriétés de l'église. Les parlements et le clergé s'y rebellent et le roi cesse de lui donner son soutien. Il continue à son charge, mais abandonne les tentatives de réforme financière et doit enlever le vingtième au clergé. Cela rend impopulaire le roi dans le peuple.

Quand le triumvirat exerce le pouvoir, l'État est presque à la banqueroute et le peuple est mécontent. Après l'impôt du vingtième établi par Machault, un second vingtième est ajouté (1756) mais aussi inégalement réparti.


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