- Introduction
- Cadre historique
- Sa vie
- Son œuvre
- Conclusions
- Bibliographie
Pour la réalisation de ce travail, j'ai dû tout d'abord me renseigner sur l'ensemble de la peinture française au XVIIIe s., là j'ai trouvé des difficultés avec l'identification des différents courants et de l'idéologie qui les guidaient. C'est pourquoi j'ai élargi ma recherche et j'ai cherché des informations, moins exhaustives qu'il serait souhaitable, il faut l'avouer, sur la progression de l'art, et en particulier de la peinture, dès le Moyen Âge jusqu'au Néo-Classicisme, en passant par la Renaissance, le Baroque et le Classicisme. Ensuite, parmi cet ensemble si varié où figurent, par exemple, La Fosse, Jouvenet, Natoire, Boucher, Nattier, Chardin, Fragonard et David, j'ai décider de m'occuper de Watteau dont l'art s'écarte des chemins traditionnels et qui, pour certains, est un devancier du Romantisme. Finalement, j'ai fait de petites recherches sur les peintres et courants qui ont influencé sa production - l'École Vénitienne, le Maniérisme, l'École flamande... - pour mieux la comprendre.
Jean Antoine Watteau naît à la fin du Grand Siècle, dans une période où se produit ce que Paul Hazard appellera plus tard “la crise de la conscience européenne”. Déjà quelques symptômes d'un changement ultérieur commencent à se manifester : on parle des intérêts du peuple, bien que la monarchie conserve encore son pouvoir ; la religion est contestée et le scepticisme prend de l'importance ; on oscille entre le raisonnement et la sensation, entre les idées innées et les idées acquises, entre l'absolu et le relatif.
Cadre historique
Pour mieux comprendre la situation dans laquelle se trouve l'Europe, et en particulier la France, au moment où Watteau fait son apparition, il faudrait remonter dans le temps au moins jusqu'à la Renaissance, étant donné en outre que Watteau puise certains aspects de son œuvre dans quelques peintres appartenant à cette période.
La Renaissance atteint son apogée en Italie au XVe s. et se répand ensuite dans le reste de l'Europe. Elle est caractérisée par un retour aux idées et à l'art antiques tombés en désuétude pendant le Moyen Âge – les philosophes du XVIIIe s. le considèrent une période obscure, sans progrès, qu'il faut connaître seulement pour pouvoir la mépriser. Mais ce qui nous intéresse le plus de cette période, c'est l'École Vénitienne qui tire son origine des rapports de Venise avec l'Orient byzantin. Ses créateurs sont les Bellini, Jacopo, Gentile et Giovanni au XVe s., mais de nombreux peintres français, allemands et surtout flamands y ont participé. L'importance de cette école pour Watteau réside principalement en la richesse de sa palette, les Vénitiens intensifient le ton chaud par son complémentaire. La couleur est chaleureuse et souligne l'unité de l'œuvre.
Ensuite, il y a le Maniérisme – pour certains une période de transition entre la Renaissance et le Baroque – car il exercera une certaine influence sur les maîtres d'origine flamande aussi bien de Watteau que de Rubens qui sera, à son tour, une grande source d'inspiration pour Watteau. Il s'agit d'un art de cour très raffiné et très recherché qui peut être situé chronologiquement de 1520 jusqu'à la fin du siècle. Ce style s'oppose au principe de la Renaissance d'établir toujours un rapport d'équilibre entre la composition et la couleur et préfère plutôt la fantaisie et le paradoxe, en allant parfois jusqu'à l'affectation et à la bizarrerie. Les peintres pratiquent l'allongement des formes, les recherches de quadratures, de lumière, de sujets fantastiques et manifestent un esprit d'inquiétude.
La Renaissance s'épuisant, elle est succédé par un art agité, somptueux, qui doit sa nature à la lutte de contraires : entre le réalisme et l'idéalisme, le naturel et l'artificiel, le fini et l'infini, le proche et l'éloigné. On donne de l'importance aux détails, à ce qui n'était pas auparavant important. Il y a un élargissement de la conception de temps et d'espace, on se préoccupe de l'éternité. On laisse de côté la conciliation renaissante de l'art et de la raison, on préfère l'expression du sentiment plutôt que de raisonner. Cependant, les excès du Baroque ne règnent jamais en maîtres absolus en France, dès le début le Classicisme s'y oppose. C'est cette période caractérisée par le goût de l'antiquité, de la clarté, le respect de la nature, le souci de la commodité, l'observance d'un certain nombre de règles assez rigoureuses, qui atteint son apogée sous le règne de Louis XIV, mais qui commence à décliner même avant sa mort pour céder finalement sa place, sous l'influence d'un Baroque dégénéré, à la Rocaille – ou le Rococo –, l'art de la petitesse, une espèce d'évasion des gens fatigués par l'intellectualité vers ce qui n'est pas important, qui sera à son tour mise en cause par le Néo–Classicisme.
Finalement, il faut parler un peu de l'art flamand, auquel appartiennent Rubens et Watteau. Quand on en parle, on pense aux manifestations artistiques (peinture, tapisserie, estampes, sculpture) produites en Flandre – ce qu'est aujourd'hui la Belgique et le nord de la France – dès le XVe s. jusqu'au XVIIIe s., mais surtout à la peinture de l'époque de Rubens. Ses caractéristiques principales sont l'envie de vivre, le mysticisme, la reproduction exacte de la réalité, cette dernière atteint un haut degré de perfection. En général, l'art flamand donne plus d'importance à l'allégorie et au symbolisme qu'à l'image. Son unité réside en la chaleur de sa palette, la seule peut-être qui peut rivaliser avec celle des Vénitiens. En ce qui concerne Rubens, pour en faire une brève présentation, il faut savoir qu'il a vécu dès la fin du XVIe s. jusqu'à la moitié du XVIIe s. Grâce à l'un de ses maîtres, de tendances maniéristes, il voyage à Venise où il découvre Titien – peintre de l'école vénitienne du XVIe s., considéré le créateur de la peinture moderne – qui reste son grand modèle. Son art, d'un coloris très riche et d'une grande vitalité et force expressive, exalte la nature et en particulier l'homme. Il pratique tout les genres – des thèmes religieux, historiques, mythologiques ; paysages, portraits – et toutes les techniques. Il influence non seulement la grande école de peinture qui lui doit son style, mais encore l'architecture, la sculpture, la gravure et la décoration. Il est le grand baroque septentrional et son rayonnement s'étend bien au-delà des frontières de sa patrie. Un de ses tableaux, les Jardins d'amour,prélude aux fêtes galantes de Watteau.
Revenons-en à Watteau. On est donc à la fin du Classicisme, cette période de changements dont j'ai déjà parlé. Il s'agit d'une révolution idéologique promue par une couche sociale qui, depuis le siècle précédant, gagne de plus en plus d'importance : la bourgeoisie. La monarchie est affaiblie par des difficultés financières et pendant les premières trente années du siècle les peintres ne son pas protégés avec tant de sollicitude que jadis. Les mécènes nouveaux, ce sont le Régent et ses amis, ce sont des amateurs, ce sont des princes étrangers qui n'ont pas du tout le même goût que le feu roi. Les artistes sont jugés dans les salons par le public – hommes de lettres, femmes du monde – exerçant une influence sur eux. Les peintres doivent donc se soumettre aux nouvelles exigences et ils le font volontiers.
Sa vie, sa formation et sa réalisation
Chez Gérin (1699 – 1702)
Il montre fort jeune – 10 ou 11 ans – des dispositions remarquables pour le dessin, il aime aller sur la place publique voir les marchands et les charlatans pour les croquer. Déjà à Valenciennes, il connaît certaines œuvres de Rubens dans les églises. Il est mis en apprentissage chez un peintre de la ville – Jacques Albert Gérin – qui meurt en 1702. Il rencontre alors le peintre Métayer avec qui il part travailler pour l'Opéra de Paris, mais celui-ci ne réussit pas et retourne en Flandre. Pour vivre, il est alors obligé d'entrer chez un peintre copiste où il fait de petits portraits de saints. Là il est très apprécié, mais son salaire étant infime, il part. Aucune œuvre de cette période n'est connue autrement que par la gravure.
Chez Gillot (1703 – 1708)
En 1703, il fait la connaissance des collectionneurs Mariette – Pierre et son fils Jean – chez qui il regarde des scènes religieuses ou galantes qui semblent être ses premières sources d'inspiration. Puis il rencontre Claude Gillot – peintre dont les compositions sont un peu sèches mais qui sait très bien saisir les thèmes populaires et théâtraux, il dirige les décorations et l'atelier de costumes à l'Opéra – chez qui il travaille pendant 4 ou 5 années. Cette période est décisive dans la carrière de Watteau car c'est là qu'il forme son goût et élargit son répertoire iconographique en copiant des scènes de la Comédie Italienne. De cette phase il y a deux œuvres : Qu'ai-je fait assassins maudits ? et les Petits comédiens – cette dernière montre davantage l'influence profonde et durable de Gillot.
Il semble que l'amour de Watteau pour le théâtre commence par ces premières expériences avec la Comédie Italienne. Les sujets inspirés par le théâtre marquent une grande partie de son œuvre. Les compositions sont variées. Dans les unes, il fixe des scènes de spectacles avec une fidélité documentaire – L'Île de Cythère, Les comédiens français -, mais plus fréquemment il prend ses personnages préférés, les acteurs de la Comédie Italienne, et les dépose dans ses paysages de rêve pour créer des scènes semi-fantastiques. Ces changements reflètent l'originalité de la conception de Watteau, son génie pour donner une vision poétique à tout ce qu'il perçoit. De ces scènes se détache un groupe de tableaux, celui des portraits théâtralisés, ou plutôt costumés, dont Gilles qui est le plus intéressant.
Chez Audran (1708 – 1709)
Watteau part alors travailler avec Audran, concierge du Palais du Luxembourg. Au palais, il devient l'un de ses collaborateurs préférés et est chargé d'une partie de la décoration du château de La Muette, où il fait des innovations, et de l'hôtel de Nointel, où il montre sa fantaisie – ces œœuvres n'ont pas été conservés, on ne les connaît que par les gravures. C'est le moment où il prend goût à la peinture d'ornement qui tient une place importante dans son œuvre. Il compose des ornements graphiques, des arabesques et des grotesques pour décorer les intérieurs, les meubles et les instruments de musique. Néanmoins, Watteau ne fait pas d'apports remarquables à l'art ornemental bien que ses compositions charment par leur grâce et leur élégance.
Mais la conséquence la plus importante de son libre accès du palais, le grand événement de sa vie, c'est la possibilité d'étudier les tableaux de Rubens consacrés à la vie de Marie de Médicis. Grâce à ce contact, il acquiert un métier plus onctueux, adopte définitivement une pâte plus fluide. Au Luxembourg aussi, dans ses jardins, il exécute un nombre considérable d'études d'arbres. En 1709, sous l'instigation d'Audran, il prend part au concours de l'Académie Royale, le thème : David accordant le pardon de Nobal à Abigaïl qui lui apporte des vivres. Il obtient le second prix.
Las de travailler pour autrui, il commence à composer des tableaux aux sujets militaires – Retour de campagne – et les présente à Audran qui, craignant de perdre un collaborateur précieux, lui déconseille de continuer. Watteau s'apercevant des intentions de son maître, part pour Valenciennes où il peint d'après nature plusieurs tableaux militaires – rappelons-nous qu'à l'époque la Flandre, naguère espagnole, est envahie et finalement divisée entre la France et l'Autriche – mais il laisse finalement ce genre au jeune Jean-Baptiste Pater qui travaille avec lui. Il faut savoir pourtant que Watteau a donné un nouvel élan à ce genre épuisé dès le début du siècle. Il peint d'abord des tableaux traditionnelles qui révèlent une influence flamande. Mais bientôt il change les thèmes et le style : marches de troupes sous la pluie et dans le brouillard. Il peint non pas les hauts faits, ni les fêtes guerrières, mais la monotonie de la vie des soldats. Le paysage, imprégné de sentiment et de caractère, a une grande place dans ces œuvres.
Il remplit des carnets de croquis sur nature et peint pour la société valenciennoise. Mais, souhaitant partir pour l'Italie – le prix obtenu à l'Académie lui offre la possibilité d'obtenir la pension à Rome –, Watteau ne reste que peu de temps en province et retourne à Paris la même année.
Les amateurs parisiens (1710 – 1716)
Grâce aux tableaux qu'il a laissés avant son départ, Watteau a acquis un certain renom et des amateurs attendent son retour. Il s'installe plus aisément qu'auparavant et rencontre Lesage avec qui il complète sa culture théâtrale. Il se consacre aux mascarades dans le genre de Gillot. En 1712, sa vie change considérablement lorsqu'il fait la connaissance du collectionneur, mécène et trésorier de France, Pierre Crozat. Celui-ci lui permet d'étudier dans son collection de 20 000 dessins des maîtres des plus grandes écoles qu'examine et copie Watteau. Il travaille longuement la technique du paysage et s'efforce de se perfectionner. Il s'inspire des fêtes et des concerts donnés à l'hôtel Crozat pour ses fêtes galantes. Dans cette phase il effectue une synthèse entre les influences rubénistes et celles de l'art vénitien : des coloris très délicats, des recherches luministes et une sensibilité à l'atmosphère d'une rare poésie – La Nymphe surprise par un satyre.
Grâce à la protection de La Fosse, il est agréé en 1712 par l'Académie et présente, en 1717, comme morceau de réception, l'Embarquement pour Cythère, consacration d'un nouveau genre créé par lui : les fêtes galantes. Cependant ce titre ne traduit qu'un aspect de son talent, on aurait pu le nommer « peintre de la nostalgie des fêtes galantes », ce qui aurait mieux exprimé le climat poétique de ce genre.
Les sources des fêtes galantes sont diverses : des prototypes littéraires, la mode des plaisirs champêtres, certaines œuvres comme Le concert champêtre de Giorgione ou Le jardin de l'amour de Rubens, la société que Watteau a rencontré chez Crozat. Watteau est le premier artiste à représenter des personnages plongés dans leurs rêves, s'abandonnant dans des songes d'amour ou des conversations tendres. Il traduit les nuances les plus fines : l'amour sincère, le dépit et le désenchantement. Ses personnages, légers et élégants, sont groupés dans des paysages. Les fêtes galantes deviennent peu à peu plus psychologiques et possèdent un côté décoratif accentué par un coloris recherché.
Dernière période (1716 – 1721)
Cette période est caractérisée par son instabilité – il change plusieurs fois de domicile –, qui a pourtant une raison pathologique, il est atteint de tuberculose. Ayant su du prodige d'un médecin anglais, le Dr. Maed, il part pour Londres, à la fin de 1719 et sans argent – il a perdu la plupart de de ce qu'il a gagné et refuse le reste. Là il rencontre des artistes français et reçoit quelques commandes – Compagnie de comédiens italiens – très bien payées. Il revient à Paris beaucoup plus mal en 1721 où il peint l'Enseigne de Gersaint. Son état ne lui permet guère de peindre. Ses dernières œuvres sont : Le rendez-vous de chasse, Le jugement de Pâris et le Gilles. Il meurt à Nogent-sur-Marne le 18 juillet.
L'Enseigne de Gersaint est le dernier et le plus beau tableau appartenant aux scènes de genre qui n'ont pourtant pas une place très importante dans l'œuvre de Watteau. Il y en a des éléments dans les scènes militaires et théâtrales, ainsi que dans les fêtes galantes. Mais il y a un groupe des tableaux plus réalistes que les autres qui sont vraiment des scènes de genre. Ils sont d'abord fortement influencés par les Flamands – La vraie gaieté – mais après il s'en éloigne et élève ses tableaux au-dessus des simples scènes de genre – L'occupation selon l'âge.
L'importance de son œuvre
Nous avons déjà vu que Watteau ne manque pas de commandes pendant ses dernières années, il a un renom. Après sa mort, sa célébrité décroît sous l'influence du goût antique, on lui reproche de n'avoir rien composé d'héroïque. Au XIXe s., l'intérêt pour Watteau renaît grâce à ce monde de sentiments qu'il a découvert : les sentiments les plus intimes, quelquefois à peine perceptibles, comme la gamme des émotions depuis la naissance de la tendresse jusqu'à la jalousie et au désenchantement. Ces atmosphères enchantées, empreintes d'une mélancolie infinie, rendra Watteau cher aux romantiques, à Baudelaire et à la génération de Verlaine. Il est même considéré l'un des précurseurs du Romantisme. Il y en a d'autres qui le considèrent comme précurseur du mouvement impressionniste par les décors en plein air et les couleurs dans ses tableaux. Watteau est souvent comparé à Mozart, non seulement parce que dans son œuvre on trouve beaucoup de musiciens, mais aussi et surtout parce qu'il y a une délicatesse sonore et tactile dans ses tableaux. Sa tristesse est un peu comme celle qui produira Mozart, mort presque au même âge que lui.
En réalisant ce travail, j'ai établi un contact plus prochain avec un monde que je méconnaissais et je ne peux pas nier que j'en ai appris assez de choses intéressantes dont les plus importantes, à mon point de vue, sont celles qui ont un rapport avec l'évolution des idées et des tendances au cours de plusieurs siècles. Il est vrai qu'on étudie l'histoire au lycée, mais je n'avais pas pu saisir vraiment cette progression de courants artistiques depuis la fin du Moyen Âge. D'ailleurs, cela m'a beaucoup aidé à situer l'art de Watteau ainsi que celui des artistes qui ont exercé une influence sur lui. En ce qui concerne le XVIIIe s., j'ai approfondi aussi un peu sur l'évolution des tendances. Il me faut dire finalement que toutes ces éléments que j'ai acquis contribueront d'une façon importante à l'étude de la littérature et surtout à pouvoir la mettre en relation avec d'autres type d'art et en général avec le reste du contexte où elle se produit.
BAILLY (Jean-Christophe).- Regarder la peinture, 100 chefs-d'œuvre.- Hazan, 1992
BENEZIT (E.).- Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs.- Librairie Gründ.
CHÂTELET (Albert).- Histoire de l'art, l'épanouissement de l'art moderne du baroque à nos jours.- Références Larousse, 1985
COVIGNON (Brigitte).- La petite encyclopédie de l'art.- Éditions du regard, 1995
FLAMMARION.- Histoire générale de l'art.- 1951
GARZANTI (Editore).- Encyclopédie de l'art.- 1986
LAROUSSE.- Dictionnaire de la peinture française. La peinture en France du Moyen Âge à nos jours.- 1989
LAROUSSE.- Dictionnaire des courants picturaux, tendances, mouvements, écoles, genres du Moyen Âge à nos jours.- 1990
LAROUSSE.- Grand Larousse Encyclopédique.- 1964
MORTIER (Raoul).- Dictionnaire encyclopédique Quillet.- Librairie Aristide Quillet, 1937
SORDO (Enrique).- Gran enciclopedia universal.- Ediciones Nauta, 1981